Marrakech : Entre zelliges, muqarnas, fresques et arabesques…


Au VIIIe siècle, les envahisseurs arabes introduisent dans les pays conquis des traditions artistiques d’influence orientale. L’Espagne musulmane adopte alors ces nouvelles traditions originales et ce sont les Aloravides qui, à partir de l’Andalousie, transposeront ces influences au XIe siècle, lors de la fondation de Marrakech, contribuant ainsi à la naissance de l’art hispano-mauresque dans tout le Maroc.


Le diaporama ci-dessus permet d’observer les éléments décoratifs caractéristiques de cette architecture. Les premiers supports de l’art hispano-mauresque sont la pierre sculptée et la brique pour la décoration des minarets et des portes monumentales.

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Porte Bab Agnaou, Marrakech, janvier 2008, photo Mariesophie

 

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Mosquée Yacoub el-Mansour, Marrakech, janvier 2008, photo Mariesophie

Les mosaïques sont réalisées avec des zelliges, carrés de terre cuite émaillée, vernissés et très colorés, assemblés selon des motifs géométriques ornant les sols et une partie des murs. Ces carreaux de 10×10 cm sont sont taillés manuellement, de façon artisanale, et sont assemblés selon des motifs qui obéissent aux règles traditionnelles des tracés de tout art islamique.

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Zelliges au Palais de la Bahia, Marrakech, janvier 2008, photo Mariesophie

Au-dessus des zelliges, jusque sur le haut des colonnes, des murs et des arcs des portes, on retrouve le stuc (plâtre et poudre de marbre assemblés avec du blanc d’oeuf) sculpté. Le stuc est appliqué sur une surface hérissée de clous et il est sculpté encore frais en dentelles ou stalactites que l’on nomment les muqarnas.

Le bois, 3e élément décoratif de l’art hispano-mauresque, est soit sculpté, soit peint. Dans le premier cas on le retrouve sous forme de plafonds, d’auvents, de corniches ou de moucharabiehs peints sur les portes.

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Porte peinte à la Medersa Ben-Youssef, Marrakech, janvier 2008, photo Mariesophie

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Plafond sculpté, Musée de Marrakech, janvier 2008, photo Mariesophie

 

Le décor hispano-mauresque est essentiellement abstrait, la religion musulmane interdisant toute représentation d’êtres vivants. Les motifs sont principalement géométriques ou floraux (arabesques) et la calligraphie est un élément caractéristique du décor marocain, les inscriptions étant disposées horizontalement au-dessus des zelliges et comportant traditionnellement un verset du Coran.

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5 réflexions sur “Marrakech : Entre zelliges, muqarnas, fresques et arabesques…

  1. Bonjour,
    Votre introduction est un peu mal formulée, on pourrait croire en vous lisant que les Almoravides sont une dynastie andalouse, partie de l’Espagne musulmane pour conquérir le Maroc, alors qu’il s’agit du contraire.

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