Arganier et huile essentielle au Maroc : un patrimoine
Marrakech regorge d’herboristeries que l’on trouve le plus souvent dans les souks proposant notamment la fameuse huile d’argan.
Herboristerie de la place des épices, Marrakech

Photo Marie Sophie, Marrakech, janvier 2008
L’arganeraie, réserve de biosphère (programme de l’UNESCO sur l’homme et la biosphère), est située au sud-ouest du Maroc, en bordure du Haut Atlas et de l’Anti Atlas. La région englobe le parc national Souss-Massa.
L’arganier (Argania spinosa) est une espèce endémique donc l’intérêt de la conservation est avéré, cette espèce étant particulièrement bien adaptée aux conditions d’un environnement aride. L’arganier est non seulement important comme réserve de biosphère, mais également pour la recherche (connaissance de l’espèce et son utilisation) et le développement socio-économique. Les utilisations de l’arganier sont multiples : alimentation, médecine, cosmétiques mais aussi depuis toujours bois de chauffage et nourriture des troupeaux de chèvres… En raison de sa situation, en bordure du Sahara, il joue également un rôle important contre la désertification.

Plantation d’arganiers (Essaouira, Maroc) Photo Luc Latour.

Argania spinosa, near Agadir, Maroc
La majorité de la population dans la réserve de biosphère est d’origine berbère et la région comprend 2.374.000 habitants, incluant la ville d’Agadir. Un système de coopératives, bien ancré depuis une dizaine d’années, permet de faire face à une demande croissante pour l’huile d’argan. Ces coopératives sont tenues par des femmes et permettent le maintien des populations locales en place. Ces structures sont l’occasion pour les femmes d’améliorer leur quotidien, même si elles ne génèrent pas de grandes fortunes et surtout de leur procurer un travail régulier. Si les conditions de travail sont traditionnellement dures, un programme portant sur leur amélioration a été mis en place.

Femme de coopérative (Essaouira, Maroc) Photo Luc Latour.
Enfin ces coopératives sont en commerce équitable et en partie financées par de grands organismes. Elles sont parrainées par l’Agence de développement social (ADS) avec le soutien de l’Union européenne. L’UCFA (Union des Coopératives des Femmes de l’Arganeraie) est la plus importante union de coopératives pour l’argan au Maroc. Elle regroupe vingt-deux coopératives que l’on retrouve un peu partout dans la région. Les femmes, mieux organisées se voient ainsi un revenu équitable garanti par le biais des coopératives.

Femme de coopérative (Essaouira, Maroc) Photo Luc Latour.
Liens :
Société EFAS (coopérative)









les femmes n’ont malheureusement pas de revenus ou si peu malgré tous les reportages et les articles de journaux…. Pire les coopératives ferment faute de matiere premiere achetée par les multi nationales qui vont mettre 0,0001% d’argan dans leurs produits…. C’est triste
gaspe a dit ceci sur février 18, 2009 à 17:17 |
c’est incroiyable la richesse de notre patrimoine quiest l’arganier sauvgardeons le !!
abdeslam de biougra a dit ceci sur septembre 4, 2009 à 12:19 |